PTZ et Jeanbrun 2026

PTZ et Jeanbrun 2026 : le guide essentiel pour faire le bon choix patrimonial

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PTZ et Jeanbrun structurent aujourd’hui tout le paysage de l’immobilier neuf français. Ces deux dispositifs phares — deux logiques radicalement différentes — sont au cœur de tout projet immobilier en 2026. Le PTZ et Jeanbrun couvrent en effet deux besoins : devenir propriétaire de sa résidence principale sans intérêts d’un côté, investir dans le locatif en optimisant sa fiscalité par l’amortissement de l’autre. Comprendre la mécanique de chacun — et surtout savoir lequel correspond à votre profil — peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée de votre projet.

Dans ce guide essentiel, vous allez découvrir les vraies règles 2026 du PTZ et du Jeanbrun, leurs conditions d’accès actualisées, des simulations chiffrées concrètes, et notre matrice de décision selon votre profil. À la fin de cette lecture, vous saurez précisément lequel des deux dispositifs (ou les deux dans une stratégie séquentielle) doit guider votre prochain projet immobilier.

🎯 À retenir en 30 secondes : en 2026, le PTZ et Jeanbrun sont les deux piliers de la politique du logement français. Le volet PTZ « accession » finance jusqu’à 50 % d’une résidence principale sans intérêts, dans la limite de 180 000 €. Le volet Jeanbrun « investissement locatif », entré en vigueur le 21 février 2026, remplace le Pinel par un mécanisme d’amortissement (3,5 à 5,5 % par an sur 80 % de la valeur du bien) avec engagement de 9 ans. Les deux dispositifs sont complémentaires — pas concurrents — et ne sont jamais cumulables sur un même bien.


1. PTZ et Jeanbrun : les deux dispositifs phares de l’immobilier neuf en 2026

Pourquoi ces deux dispositifs structurent le marché

En 2026, le paysage de l’immobilier neuf français se structure autour de deux dispositifs majeurs : le PTZ et Jeanbrun. Le premier vise l’accession à la propriété, le second l’investissement locatif. Ils ne s’opposent pas, ils répondent à deux besoins distincts mais complémentaires du marché immobilier.

Le PTZ 2026 (Prêt à Taux Zéro) reste dans le cadre issu de la réforme d’avril 2025 :

  • Prolongé jusqu’au 31 décembre 2027
  • Plafonds de ressources et d’opération inchangés en 2026 : les barèmes du décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 restent en vigueur
  • Ouvert à tous les logements neufs sur tout le territoire (zones A, A bis, B1, B2, C)
  • Quotité de financement jusqu’à 50 % du coût de l’opération, pour un montant maximum de 180 000 €
  • Durée de remboursement jusqu’à 25 ans, avec un différé pouvant atteindre 10 ans

Le statut Jeanbrun, entré en vigueur le 21 février 2026 suite à la promulgation de la loi de finances 2026, est le successeur officiel du Pinel disparu fin 2024. Il introduit une logique fiscale totalement différente :

  • Amortissement annuel de 3,5 % à 5,5 % sur 80 % de la valeur du bien
  • Engagement locatif de 9 ans minimum
  • Plafonds de déduction : 8 000 €, 10 000 € ou 12 000 € par an et par foyer fiscal selon le segment de loyer
  • Réservé aux logements en immeuble collectif — les maisons individuelles sont exclues
  • Aucun zonage géographique : investissement possible partout en France
  • Fenêtre d’acquisition : du 21 février 2026 au 31 décembre 2028

Deux profils d’investisseurs radicalement différents

Le PTZ et Jeanbrun s’adressent à des profils opposés :

  • PTZ : ménages modestes à intermédiaires souhaitant acquérir leur résidence principale
  • Jeanbrun : contribuables fortement imposés cherchant à constituer un patrimoine locatif tout en optimisant leur fiscalité

🔗 Pour approfondir le contexte de financement, consultez notre article sur les taux de crédit immobilier en mai 2026.


2. Résidence principale avec PTZ : les conditions 2026 décryptées

Le PTZ 2026 représente un levier financier puissant pour les primo-accédants. Mais ses conditions méritent une analyse rigoureuse pour éviter les mauvaises surprises.

Les plafonds de ressources PTZ en 2026

Les plafonds de ressources sont calculés sur le revenu fiscal de référence N-2 (donc le RFR 2024 figurant sur l’avis d’imposition 2025 pour une demande en 2026) :

Composition du foyerZone A / A bisZone B1Zone B2Zone C
1 personne49 000 €34 500 €31 500 €28 500 €
2 personnes73 500 €51 750 €47 250 €42 750 €
3 personnes88 200 €62 100 €56 700 €51 300 €
4 personnes102 900 €72 450 €66 150 €59 850 €
5 personnes117 600 €82 800 €75 600 €68 400 €

Règle clé : le revenu retenu est le plus élevé entre votre RFR et le coût total de l’opération divisé par 9. Cette règle évite que des ménages à faibles revenus déclarés mais à fort patrimoine ne captent l’aide.

Les montants finançables par le PTZ

Pour un logement neuf, la quotité (part de l’opération financée par le PTZ) varie selon 4 tranches de revenus (T1 à T4) et selon le type de bien :

TrancheLogement collectif neufMaison individuelle neuve
Tranche 1 (revenus les plus modestes)50 %30 %
Tranche 240 %20 %
Tranche 340 %20 %
Tranche 4 (revenus les plus élevés)20 %10 %

Plafonds de coût d’opération pris en compte :

Composition foyerZone A bis / AZone B1Zone B2Zone C
1 personne150 000 €135 000 €110 000 €100 000 €
2 personnes225 000 €202 500 €165 000 €150 000 €
3 personnes270 000 €243 000 €198 000 €180 000 €
4 personnes315 000 €283 500 €231 000 €210 000 €
5 personnes et plus360 000 €324 000 €264 000 €240 000 €

Source : service-public.gouv.fr (fiche PTZ, vérifiée le 13 février 2026) et décret n° 2025-299 du 29 mars 2025.

Le montant maximum absolu du PTZ 2026 est de 180 000 €, accessible aux foyers de 5 personnes et plus en zone A bis ou A, en tranche 1 (360 000 € × 50 %).

Exemple chiffré 2026 : un couple primo-accédant avec un RFR de 42 000 € souhaite acheter un T3 neuf en zone B1 à 250 000 €. Le plafond d’opération zone B1 pour 2 personnes est de 202 500 €. Avec un quotient familial de 28 000 € (42 000 / 1,5), ce couple relève de la tranche 4 en zone B1 → quotité 20 %. Calcul du PTZ : 202 500 × 20 % = 40 500 € à 0 % d’intérêts.

Cet exemple illustre un point souvent négligé : le quotient familial fait basculer très vite de tranche. Les seuils de tranche 1 sont bas (25 000 € en zone A, 21 500 € en B1, 18 000 € en B2, 15 000 € en C, après division par le coefficient familial), et la quotité de 50 % reste réservée aux revenus les plus modestes.

Les vraies limites du PTZ 2026

Soyons clair sur les contraintes du PTZ :

  1. Obligation d’occupation en résidence principale : le logement doit devenir votre résidence principale dans l’année suivant l’achat ou la fin des travaux, et le rester. Des dérogations existent (mutation professionnelle, départ à la retraite, force majeure), mais elles sont encadrées.
  2. PTZ obligatoirement complémentaire d’un prêt principal : il ne finance jamais l’intégralité du projet. Son montant ne peut d’ailleurs pas dépasser celui des autres prêts de plus de 2 ans — sauf en tranche 1, où il peut les dépasser de 25 % au maximum.
  3. Délais d’instruction allongés : comptez plusieurs semaines de plus qu’un crédit classique, la banque devant transmettre le dossier à la SGFGAS.
  4. Engagement de remboursement sur 20 à 25 ans, ce qui pèse sur votre capacité d’emprunt future.

🔗 Pour calculer votre enveloppe avant de vous lancer, lisez notre guide complet capacité d’emprunt 2026.


3. Investissement locatif Jeanbrun : la nouvelle logique de l’amortissement

Le dispositif Jeanbrun marque une rupture conceptuelle majeure par rapport au Pinel. Comprendre cette différence est essentiel pour bien arbitrer entre PTZ et Jeanbrun selon vos objectifs.

Le mécanisme d’amortissement Jeanbrun : ce qui change tout

Contrairement au Pinel qui offrait une réduction d’impôt directe, le volet Jeanbrun repose sur un mécanisme d’amortissement comptable. C’est la vraie nouveauté : l’amortissement, jusqu’ici réservé à la location meublée, entre pour la première fois dans la location nue.

  • Base amortissable : 80 % du prix d’acquisition net de frais (les 20 % restants correspondent au terrain, non amortissable)
  • Taux d’amortissement dans le neuf : 3,5 % en loyer intermédiaire, 4,5 % en social, 5,5 % en très social (respectivement 3 %, 3,5 % et 4 % dans l’ancien rénové)
  • Plafonds annuels de déduction, par foyer fiscal : 8 000 € en intermédiaire, 10 000 € si au moins 50 % des revenus concernés relèvent du social, 12 000 € s’ils relèvent du très social

Exemple concret : pour un appartement neuf de 250 000 € loué en loyer intermédiaire :

  • Base amortissable : 250 000 € × 80 % = 200 000 €
  • Amortissement annuel : 200 000 € × 3,5 % = 7 000 €, sous le plafond de 8 000 €
  • Sur 9 ans : 63 000 € d’amortissement déductible des revenus fonciers

À noter : le plafond de 8 000 € est atteint dès un prix d’environ 285 700 € en loyer intermédiaire. Au-delà, chaque euro investi supplémentaire ne génère plus d’avantage fiscal additionnel — et le plafond s’apprécie tous biens confondus, pas par logement.

Amortissement et déficit foncier : ce qui est acquis, ce qui ne l’est pas

Ce qui est certain : l’amortissement vient en déduction de vos revenus fonciers et permet, dans la plupart des configurations, de neutraliser totalement l’imposition de vos loyers — impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 17,2 % compris.

Ce qui ne l’est pas encore : si l’amortissement excède vos revenus fonciers et crée un déficit, les règles générales du déficit foncier s’appliquent, avec une imputation sur le revenu global limitée à 10 700 € par an (21 400 € pour certains travaux de rénovation énergétique, jusqu’au 31 décembre 2027). L’articulation précise entre l’amortissement Jeanbrun et ce mécanisme reste à confirmer : le BOFiP consacré au dispositif était encore attendu au second semestre 2026.

Autrement dit : comptez sur la neutralisation de vos loyers, considérez l’imputation sur le revenu global comme un bonus non garanti.

Les conditions d’éligibilité strictes en 2026

CritèreExigence Jeanbrun 2026
Type de logementCollectif uniquement (maisons individuelles exclues)
Type de bienNeuf, VEFA, ou ancien avec 30 % minimum de travaux et réhabilitation lourde
Fenêtre d’acquisitionDu 21 février 2026 au 31 décembre 2028
Durée d’engagement9 ans minimum, location effective et continue
Type de locationNue (meublée exclue)
Usage du logementRésidence principale du locataire
LocataireHors foyer fiscal et hors parent ou allié jusqu’au 2e degré
Plafonds de loyerEncadrés (intermédiaire / social / très social)
Plafonds de ressources locatairesBarème du logement intermédiaire, ou Loc’Avantages pour le social et très social
Zone géographiqueToute la France (pas de zonage)
Régime fiscalRégime réel foncier obligatoire (micro-foncier exclu)
DétentionPleine propriété ou société à l’IR (SCI)

Les pièges à éviter avec le Jeanbrun

  1. Confondre Jeanbrun et LMNP : ce sont deux dispositifs distincts et non cumulables sur un même bien. Jeanbrun = location nue ; LMNP = location meublée. Attention en revanche à une idée reçue devenue fausse : depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements LMNP sont eux aussi réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente.
  2. Sous-estimer la durée d’engagement : 9 ans, c’est long. Une rupture anticipée déclenche la réintégration de tous les amortissements déduits dans le revenu foncier de l’année. Seules trois exceptions y échappent : invalidité de 2e ou 3e catégorie, licenciement, décès.
  3. Oublier l’effet à la revente : le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value est minoré des amortissements déduits. L’avantage Jeanbrun est en partie un report d’imposition, qui ne devient un gain net qu’en détention longue.
  4. Acheter trop cher : l’avantage fiscal ne compense jamais un prix d’achat surévalué. Comparez toujours au prix du marché local sur des biens récents.

🔗 Pour les règles complètes du dispositif — taux, plafonds, calendrier, cas chiffrés — lisez notre guide complet du dispositif Jeanbrun 2026.


4. PTZ et Jeanbrun : le comparatif financier sur 2 cas pratiques

Pour éclairer le choix entre PTZ et Jeanbrun, analysons deux cas représentatifs (exemples indicatifs, à titre pédagogique).

Cas n°1 — Couple primo-accédant, 32 ans, revenus 42 000 €

Profil : couple sans enfant, revenus combinés 42 000 €/an (RFR), locataire à Lyon (zone A), souhaite acquérir sa résidence principale.

Option PTZ :

  • Achat d’un T3 neuf à 290 000 € en zone A
  • Apport personnel : 25 000 €
  • Quotient familial PTZ : 42 000 / 1,5 = 28 000 € → tranche 2 en zone A (quotité 40 % en collectif)
  • Plafond d’opération zone A, 2 personnes : 225 000 €
  • PTZ : 225 000 × 40 % = 90 000 € à 0 %
  • Crédit principal : 175 000 € sur 25 ans à 3,38 %
  • Mensualité globale lissée : ~1 070 €/mois

Option Jeanbrun (acheter le même bien pour le louer, en restant locataire) :

  • Financement quasi intégral à 3,38 % : mensualité ~1 430 €/mois
  • Loyer plafonné intermédiaire, zone A, T3 de 65 m² : 14,64 €/m² × coefficient 0,99 × 65 m² = ≈ 945 €/mois
  • Amortissement : 290 000 × 80 % × 3,5 % = 8 120 €/an, tronqué au plafond de 8 000 €
  • Effort d’épargne avant impôt : environ -650 €/mois charges comprises
  • Et surtout : le couple continue de payer son propre loyer en parallèle

Verdict : pour ce profil, le PTZ s’impose sans discussion. À TMI 11 %, l’avantage Jeanbrun est marginal, et le double effort — loyer payé plus effort d’épargne locatif — est intenable. Le Jeanbrun n’a aucun sens patrimonial pour un couple non encore propriétaire.

Cas n°2 — Cadre supérieur, 45 ans, revenus 85 000 €, TMI 30 %

Profil : déjà propriétaire de sa résidence principale, célibataire, cherche à diversifier son patrimoine et optimiser sa fiscalité.

Option PTZ : impossible, il est déjà propriétaire de sa résidence principale.

Option Jeanbrun :

  • Achat d’un T2 neuf de 48 m² à Bordeaux (zone B1) à 220 000 €
  • Financement : apport 30 000 € + crédit 190 000 € à 3,38 % sur 20 ans → mensualité ~1 090 €/mois
  • Loyer plafonné intermédiaire : 11,80 €/m² × coefficient 1,10 × 48 m² = ≈ 620 €/mois
  • Amortissement annuel : 220 000 × 80 % × 3,5 % = 6 160 €
  • Économie d’impôt annuelle (TMI 30 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 47,2 %) : ~2 900 €, soit 242 €/mois
  • Effort d’épargne réel après avantage fiscal : environ -400 €/mois, charges comprises
  • Sur 9 ans : ~26 000 € d’économie fiscale + ~70 000 € de capital remboursé

Verdict : pour ce profil, le Jeanbrun est la seule voie ouverte — et une voie cohérente. Mais soyons lucides : l’effort d’épargne reste réel, autour de 400 €/mois. Le dispositif ne crée pas un investissement autofinancé, il rend supportable un effort d’épargne qui, sans lui, serait de 640 €/mois.

Le vrai levier reste le prix d’achat : à Bordeaux, un écart de 10 % sur le prix pèse plus lourd sur la rentabilité finale que l’intégralité de l’avantage fiscal.


5. Quelle stratégie selon votre profil entre PTZ et Jeanbrun ?

Matrice de décision PTZ et Jeanbrun

ProfilRecommandation
Primo-accédant, pas encore propriétairePTZ en priorité absolue
Famille avec enfants, revenus modestes à intermédiairesPTZ
Déjà propriétaire, TMI ≥ 30 %Jeanbrun
Déjà propriétaire, TMI ≤ 11 %Ni l’un ni l’autre — l’avantage fiscal est trop faible
Cadre fortement imposé, capacité d’épargne forteJeanbrun
Stratégie patrimoniale long termePTZ puis Jeanbrun en séquence

Les 3 critères décisifs

1. Votre statut actuel de propriétaire. Si vous n’êtes pas encore propriétaire de votre résidence principale, le PTZ doit toujours être étudié en priorité. Le Jeanbrun n’est pertinent qu’une fois votre logement sécurisé — et la règle du PTZ est stricte : vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des 2 années précédentes.

2. Votre tranche marginale d’imposition.

  • TMI ≤ 11 % : Jeanbrun peu intéressant — l’avantage fiscal ne compense pas le plafonnement des loyers ni l’engagement de 9 ans
  • TMI 30 % : Jeanbrun devient réellement attractif (47,2 % d’économie sur chaque euro amorti)
  • TMI 41 % ou 45 % : Jeanbrun devient un levier patrimonial puissant

3. Votre horizon de détention. Puisque les amortissements sont repris au calcul de la plus-value, le Jeanbrun ne délivre son plein effet qu’en détention longue, le temps que les abattements pour durée de détention neutralisent la reprise — exonération d’impôt sur le revenu à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans. En dessous de 10 ans, l’avantage est largement un report.

La stratégie séquentielle : PTZ puis Jeanbrun

Pour les profils patrimoniaux, la trajectoire la plus cohérente reste séquentielle :

Étape 1 (30-35 ans) : Acquisition résidence principale avec PTZ
   ↓ 6 à 10 ans plus tard
Étape 2 (40-45 ans) : 1er investissement Jeanbrun (T2/T3)
   ↓ 5 à 10 ans plus tard
Étape 3 (50-55 ans) : Capitalisation patrimoniale (2e bien ou LMNP)
   ↓ Retraite
Étape 4 (60-65 ans) : Optimisation transmission via SCI

Attention toutefois à l’étape 3 : le plafond de déduction Jeanbrun s’appliquant par foyer fiscal, un second bien sous le même dispositif n’augmentera pas votre avantage annuel. C’est précisément là que le LMNP, sans plafond, reprend l’avantage.


6. Conseils pour optimiser PTZ et Jeanbrun en 2026

Timing de votre projet

Les taux de crédit immobilier se sont stabilisés autour de 3,38 % sur 20 ans, ce qui redonne de la visibilité aux deux projets. Deux échéances à garder en tête : le PTZ court jusqu’au 31 décembre 2027, le Jeanbrun jusqu’au 31 décembre 2028. En VEFA, comptez plusieurs mois entre réservation et signature de l’acte : l’horizon de décision réel est plus proche qu’il n’y paraît.

Choix géographique stratégique

Pour le PTZ : les zones B1 et B2 offrent le meilleur compromis entre montant du prêt et prix d’acquisition. Les métropoles régionales (Nantes, Toulouse, Strasbourg, Rennes) présentent un bon rapport qualité/prix.

Pour le Jeanbrun : sans zonage imposé, l’arbitrage se joue sur l’écart entre loyer de marché et loyer plafonné. En zones B2 et C, le plafond de 10,26 €/m² est souvent proche du marché : la contrainte coûte peu. En zone A bis, respecter 19,71 €/m² peut représenter une décote de 30 %. Privilégiez :

  • Villes universitaires de taille moyenne (Tours, Rennes, Angers, Orléans, Caen)
  • Petites surfaces, qui bénéficient du coefficient multiplicateur
  • Un prix restant sous le seuil de 285 000 € au-delà duquel le plafond annuel tronque l’avantage

Évitez : les zones en déprise démographique, où le risque de vacance locative met en péril l’engagement de location continue sur 9 ans.

🔗 Pour identifier les bons territoires, lisez nos guides régionaux : Logement neuf en PACA, Immobilier neuf à Angers, 5 villes où investir en Nouvelle-Aquitaine.

Montage financier recommandé

PTZ :

  • Conservez une épargne de précaution plutôt que de tout mettre en apport — le PTZ remplace une partie de l’apport
  • Négociez l’assurance emprunteur en délégation, l’économie se chiffre en milliers d’euros sur 25 ans
  • Combinez avec le Prêt Action Logement si vous êtes salarié éligible

Jeanbrun :

  • Privilégiez le crédit amortissable classique : les intérêts d’emprunt restent déductibles des revenus fonciers
  • Étudiez la détention en SCI à l’IR pour la transmission — en conservant vos parts jusqu’au terme de l’engagement
  • Calibrez le segment de loyer : passer en social ou très social augmente le taux et le plafond, mais réduit le loyer encaissé. Le calcul doit être fait bien par bien.

📋 Tableau récapitulatif PTZ et Jeanbrun 2026

CritèrePTZ 2026Jeanbrun 2026
ObjectifDevenir propriétaireInvestir en locatif
PublicPrimo-accédantsInvestisseurs imposés
MécanismePrêt sans intérêtsAmortissement déductible
PlafondJusqu’à 180 000 € de prêt8 000 à 12 000 €/an de déduction, par foyer fiscal
EngagementOccupation en résidence principale9 ans de location nue
Type de bienLogement neuf, collectif ou individuelCollectif neuf ou rénové lourd
Zone éligibleToute la FranceToute la France
Durée d’applicationJusqu’au 31/12/2027Acquisitions jusqu’au 31/12/2028
Effet à la reventeNeutrePlus-value majorée des amortissements
Profil idéalRevenus modestes à intermédiairesTMI ≥ 30 %, détention longue

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Le choix entre PTZ et Jeanbrun est une décision patrimoniale structurante. Les deux dispositifs peuvent même se combiner dans une stratégie séquentielle : PTZ pour sécuriser votre résidence principale aujourd’hui, Jeanbrun pour bâtir votre patrimoine locatif demain.

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❓ FAQ — Vos questions sur le PTZ et Jeanbrun 2026

Le PTZ et Jeanbrun sont-ils cumulables sur le même bien ? Non. Le PTZ finance une résidence principale que vous occupez ; le Jeanbrun impose de louer le logement à un tiers en résidence principale. Les deux sont donc structurellement incompatibles sur un même bien. En revanche, un même foyer peut avoir acheté sa résidence principale avec un PTZ et investir par ailleurs sous statut Jeanbrun : les deux dispositifs vivent leur vie séparément.

Puis-je passer du PTZ au Jeanbrun avec le même logement ? Non. Le PTZ impose une occupation en résidence principale, et la mise en location du bien pendant la durée du prêt n’est admise que dans des cas encadrés. Pour investir en Jeanbrun, il vous faut un autre logement, en immeuble collectif.

Le statut Jeanbrun est-il vraiment plus intéressant que le LMNP ? Cela dépend de votre profil. Le Jeanbrun offre une gestion plus simple, une rotation locative plus faible et pas de mobilier à financer. Le LMNP garde la liberté des loyers, aucun engagement de durée et aucun plafond annuel de déduction. Depuis 2025, les deux régimes réintègrent les amortissements dans le calcul de la plus-value : ce critère ne les départage plus. Notre comparatif Jeanbrun vs meublé détaille l’arbitrage avec un cas chiffré.

Quel apport personnel pour un PTZ en 2026 ? Aucun apport n’est légalement exigé, mais les banques en demandent généralement 10 % pour couvrir les frais. Attention à une règle spécifique : le montant du PTZ ne peut pas dépasser celui de vos autres prêts de plus de 2 ans — sauf en tranche 1, où il peut les dépasser de 25 % au maximum. Un apport trop important peut donc mécaniquement réduire votre PTZ.

Le Jeanbrun fonctionne-t-il dans l’ancien ? Oui, mais les conditions sont exigeantes et cumulatives : travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition (ou travaux concourant à la production d’un immeuble neuf), critères de réhabilitation lourde avec atteinte d’une classe énergétique A ou B, et exclusion des monuments historiques. Les taux d’amortissement y sont inférieurs à ceux du neuf : 3 %, 3,5 % ou 4 % selon le niveau de loyer.

Les maisons individuelles sont-elles éligibles au Jeanbrun ? Non. Seuls les logements situés dans un bâtiment d’habitation collectif sont éligibles. C’est l’une des restrictions les plus structurantes du dispositif, et l’une des plus mal connues. Le PTZ, lui, finance depuis avril 2025 les maisons individuelles neuves sur tout le territoire, avec des quotités inférieures (10 à 30 %).

Combien rapporte vraiment le Jeanbrun fiscalement ? Pour un bien de 220 000 € loué en intermédiaire, l’amortissement annuel s’élève à 6 160 €, soit environ 2 900 € d’économie réelle par an à TMI 30 % (impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux). Sur les 9 ans d’engagement : environ 26 000 €. À TMI 41 %, le même bien génère près de 3 600 € par an. N’oubliez pas que les amortissements déduits seront repris au calcul de la plus-value en cas de revente.


Ce guide a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Le dispositif Jeanbrun est récent et ses modalités d’application restent susceptibles d’être précisées par décret et par la doctrine fiscale. Avant tout engagement, consultez un conseiller en gestion de patrimoine ou un expert-comptable.

Dernière vérification des textes officiels : août 2026.

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